Il m’a donné beaucoup de mots à retordre, mais ça y est, mon petit bouquin est paru le mois dernier! Son titre ? Fake News au jardin. Un anglicisme certes discutable mais qui a le mérite d’être clair et accrocheur. Dans ses 143 pages, je m’attelle en effet à pourfendre les idées reçues les plus tenaces en matière de nature au jardin, mais aussi à relever les confusions d’espèces animales et végétales les plus fréquentes.

Un exemple? Les moustiques qui pullulent dans la mare. Voilà une certitude vieille comme le monde si j’en crois les questions et les commentaires qui fusent à chaque fois qu’un groupe en visite au jardin s’approche d’un de nos points d’eau. Alors patiemment, j’explique prédation et écosystème, je raconte la notonecte, le triton vorace et la larve de libellule, j’évoque le bidon d’eau croupie oublié dans un coin, où là en revanche les moustiques se développent à merveille. Et s’il reste des moues sceptiques, je plonge la passoire et cherche -en vain- les diptères redoutés entre les petits nénuphars. Avec d’autres arguments mais autant de conviction, je livre plus loin la même bataille pour défendre le lierre accusé d’étouffer les arbres, le bois mort qui apporte des maladies ou encore les mousses qui abiment les murs…

Dans le domaine de la nature, les idées reçues se ramassent à la pelle. Coriaces, elles révèlent sans doute la peur viscérale et inconsciente qui nous étreint face à ce qu’on ne maîtrise pas et qu’on connaît très mal. Les espèces sauvages ne sont pourtant pas malveillantes: notre jardin sauvage nous en convainc chaque jour. Directement inspiré par mes rencontres, observations et expériences, ce petite livre contribuera je l’espère à retenir le geste qui tue, arrache ou détruit, et à porter un nouveau regard sur les petites bêtes et les feuilles mortes qui s’invitent à nos portes. À convaincre surtout qu’une cohabitation sereine et apaisée avec la nature est une source intarissable d’émerveillement.

Envie d’en savoir plus ?

« Fake News au jardin » a le privilège d’être illustré par les dessins à la fois plein d’humour et de poésie d’Ambroise Héritier, et d’être préfacé par l’écrivaine et éthologue Fleur Daugey. Coédité par Terre vivante et La Salamandre, il peut être commandé en ligne sur leurs sites respectifs ou chez votre libraire favori.

Lors d’une visite récente au Jardin sauvage, Julien Perrot lui a également consacré sa « Minute nature » :